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Des le début de 1943, l'inquiétude sévissait dans la jeunesse
lyonnaise, l'échec de la relève, malgré la propagande de vichy,
avait amené le gouvernement à créer le STO et la perspective
d'être obligé de partir en Allemagne et de travailler
pour l'ennemi était odieuse à tous les jeunes français.
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Mais
ou partir, ou se réfugier ? À l'ouest
de Lyon s'est la vallée de l'azergues parcourue
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par
la voie ferrée de Lyon à Paray le monial
; Si au début cette vallée est large
dans
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sa partie supérieure, elle se resserre et elle
est couverte de profondes forêts.
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Le
3 mars 1943, nous prenons possession d'une ferme abandonnée,
située à
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la
limite des bois au lieudit " Concize " et
nous restons quelques jours cachés.
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Antoine Fonlupt qui a la liaison avec des groupes
FTPF de Lyon réceptionne assez vite
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des réfractaires au STO et trois semaines après
nous sommes une trentaine ce qui perturbe
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assez
vite la vie du petit village, et dans tout le canton
l'on ne parle que de notre venue.
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Début mai 1943, l'effectif est passé
à soixante hommes,
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aussi doivent ils occuper une deuxième fermes
au lieudit " bel air ".
Tous les activités de la résistance
dans le village de claveisolles se résume
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à
ces deux fermes qui ne sont plus visible aujourd'hui.
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| Source
: Histoire vécue des maquis de l'azergues de Roger
Chavenet |
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