|
|
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|
Altitude |
400 à 800 m |
|
Pluviosité |
> de 700 |
|
Température moyenne |
> de 9° |
|
PH |
De 5 à 6 |
|
Granulométrie |
Argile < de 20 % |
|
Limons < de 30 % |
|
|
Sables > de 50 % |
|
|
Profondeur du sol |
> de 40 Cm |
Les peuplements
contrôlés (étiquette bleue). Des plants obtenus à partir de graines
récoltées sur ces peuplements ont été introduits dans des essais
comparatifs avec des provenances de l’aire naturelle. Les peuplements
ayant montré une supériorité pour un ou plusieurs caractères dans un ou
plusieurs sites expérimentaux ont été admis dans la catégorie. Les
peuplements contrôlés sont pour la plupart situés dans les monts du
Beaujolais.
|
Vergers |
Département |
Altitude |
Température |
Pluviosité |
|
Au Charnay |
Saône-et-Loire |
550 |
8 |
1016 |
|
Bois du Moulin |
Saône-et-Loire |
400 |
8 |
1016 |
|
Chassagne |
Rhône |
550 |
8 |
1016 |
|
Chatenay |
Rhône |
500 |
8 |
1016 |
|
En Argaud |
Saône–et-Loire |
500 |
8 |
1016 |
|
Les Perelles |
Rhône |
650 |
8 |
1016 |
|
Les Sarrets |
Rhône |
520 |
8 |
1019 |
|
Montaplant |
Rhône |
800 |
8 |
1016 |
|
Soultz |
Haut-Rhin |
550 |
9 |
970 |
|
St Just d’Avray |
Rhône |
750 |
8 |
1016 |
|
Vendresse |
Ardennes |
200 |
10 |
770 |
Les graines récoltées dans le cadre de dérogation (étiquette jaune). Ce sont des graines importées qui, pour l’essentiel, proviennent des Etats-Unis. Le territoire américain a été découpé en zones de récoltes.
La préparation du
terrain a une importance capitale : elle conditionne souvent
la réussite d’une plantation de douglas en influant sur les conditions
de plantation et donc la reprise des plants, leur croissance
ultérieure, la fréquence et la nature des entretiens futurs. Les
techniques de préparation du terrain vont évidemment dépendre des
rémanents, de la nature de la végétation en place avant les travaux,
des caractéristiques du sol.
Aujourd’hui, les souches et cépées sont
arrachées soit au bull soit à la pelle mécanique puis sont mises en
andins. Les andains correspondent toujours à une perte de place et ils
gênent les travaux d’entretien ultérieurs, d’autant plus que les lignes
de bordure sont concurrencées par une végétation souvent luxuriante qui
tire parti de la terre végétale accumulée dans l’andain. Le dessouchage
n’est pas une solution idéale.
Andainage à la pelle mécanique
Le travail du sol a des avantages :
développement racinaire, économie d’eau, enfouissement de la
fertilisation. Pour cela il faut labourer le sol ou le sous-soler. Le
labour se fait à l’aide de charrues forestières. La profondeur de
travail des charrues à socs est de l’ordre de 30 Cm. Le labour est
parfois réalisé en bandes, ce qui permet une légère économie. Sur le
plan technique, les dérayures peuvent favoriser le drainage, mais la
présence de la bande non labourée limite le développement des
racines : les résultats du labour en bande sur la croissance
des douglas sont toujours inférieurs à ceux obtenus avec la labour en
plein. La présence de dérayures, qui persisteront pendant toute la vie
du peuplement peuvent gêner les entretiens et travaux futurs. La
végétation est rapide, elle va coloniser les bandes non labourées. Le
graphique qui suit montre le développement des racines après un labour
(donner en mm).
Ce choix est
fondamental, car il va conditionner toute la sylviculture qui va
suivre.

Plantation de douglas
A l’opposé, on connaît
les inconvénients de densités vraiment très faibles (moins de 800
plants par Ha). Le propriétaire sera contraint de prolonger les
entretiens, une perte de production, une branchaison importante.
On peux résumer la
densité de plantation comme suit.
|
Nombre
par Ha entre 800 & 1000 |
Nombre
par Ha entre 1000 & 1600 |
|
Entretien
avec gestion d’une végétation d’accompagnement |
Dépressage,
éclaircies |
|
Taille
de Formation sur 200 plants |
|
|
Elagage
requis sur 6 M sur 200 tiges/Ha |
|
On peut appliquer le
tableaux suivent selon la sylviculture que l’on a appliquée.
|
En
faveur d’une densité de plantation |
|||
|
Faible |
Forte |
||
|
Peu
ou pas d’intervention possible si |
|||
|
Petite |
Taille
de la parcelle |
Grande |
|
|
Faible |
Profondeur
du sol |
Importante |
|
|
Forte |
Pente |
Faible |
|
|
Faible |
Présence
du gibier |
Importante |
|
|
Grande |
Distance
débardage |
Faible |
|
|
Peu |
Débouchées
petits bois |
Existent |
|
|
Intervention
Possible si |
|||
|
De
qualité |
Qualité
du sol |
Standard |
|
|
Absent |
Travail
du sol |
Présent |
|
|
Absent |
Fertilisation |
Présent |
|
|
mécanisables |
Entretien |
manuel |
|
|
Conséquences
du choix fait |
|||
|
Nécessaire |
Regarnie |
Inutile |
|
|
Forte |
Branche |
Fine |
|
|
Important |
Volume
d’un arbre |
Faible |
|
|
Non |
Eclaircie
en cloisonnement |
Oui |
|
|
Faible |
Possibilité
de sélection |
Grande |
|
|
Amputée |
Densité
de volume |
Maximale |
|
|
Moyenne |
Forme
des arbres |
Bonne |
|
|
réduit |
Coût
du reboisement |
Important |
|

Le choix de l’époque de plantation de douglas
fait encore aujourd’hui débat. Il y a deux époques de
plantation : au début de l’automne, et au début du printemps.
En automne, les racines des plants sont encore actives, le sol est
encore chaud et les racines pourront se développer en hiver. Les plants
installés avant la saison morte repartiront plus rapidement dès les premier rayons de soleil.
Mais il faut rester prudent car il y a un
risque de déchaussement du plant en hiver surtout s’il s’agit de petits
Plançons.

Petit
Douglas
Comme on le sait, le douglas est une essence
de lumière, très sensible à la concurrence. Si l’entretien est négligé
on obtiendra inévitablement des plants filiformes qui, s’ils sont
dégagés brutalement ne tiendront plus debout.
Les dégagements peuvent être réalisés
mécaniquement ou
manuellement. Ils débutent dès que les douglas ont passés leur premier
été en forêt. Le nombre et la périodicité des dégagements dépendent de
la végétation adventive présente sur la parcelle. On peut estimer en
faire entre 1 à 3. Les dégagements mécaniques consistent à suivre les
lignes. Entre chaque plant il reste donc de la végétation. Pour
effectuer un Ha en dégagement mécanique il faut compter 4 heures et
manuellement il faut environ 40 heures.
Les nettoiements sont effectués au stade de
gaulis à la tronçonneuse. Ils consistent à couper toute la végétation
ligneuse adventive. Par exemple on coupe les rejets de châtaignier ou
bien encore les frênes.
La taille de formation est réalisée sur les
arbres d’avenir. La taille de formation sur le douglas consiste à
couper s’il y a lieu les doubles têtes.
L’élagage artificiel
est une technique qui entre à grands pas dans les préoccupations des
sylviculteurs. Pendant longtemps, ceux-ci ont cru que les branches
mortes tomberaient d’elle-même. Il s’avère que c’est vrai mais à long
terme. Il n’y a qu’une solution pour éviter la formation de nœuds
noirs : couper les branches.
En théorie, il faut
donc intervenir en élagage alors que le diamètre est encore très
réduit (ainsi pour le débouché déroulage par exemple). On
pourra commencer à élaguer dès que le diamètre à 1,30 M atteint 10 à 12
Cm. On élaguera de préférence en saison morte.
On peut élaguer tous
les arbres à la hauteur de 2 mètres cela permettra une circulation plus
aisée dans son peuplement. Mais il ne faut pas élaguer la ligne sur
laquelle va passer la systématique (une ligne sur 5 ; ou 1 ligne sur 3). On peut
ensuite élaguer les arbres à 6 mètres à la hauteur de 200 tiges par Ha.
Le prix pour un élagage à 2 M est de 0,60 € et de 3 € pour 6 M.
D’une manière
générale, le douglas est peu affecté par les maladies. Le champignon
que l’on rencontre le plus souvent, est sans aucun doute la rouille
suisse. Ce champignon provoque une décoloration, puis un brunissement,
enfin une chute des aiguilles. Il est facilement décelable par la
présence à la face inférieure des aiguilles. Elle touche surtout des
arbres affaiblis, installés dans des conditions difficiles, en station
limite. Si la cause est une mauvaise nutrition, la fertilisation peut
être la solution.
L’abroutissement
dû au cerf et chevreuil se traduit par des blessures infligées aux
tiges. Dans ce cas, l’écorce est prélevée pour être consommée par les
animaux. On peut pour se protéger mettre du répulsif au mois de mars de
type Fegol.

Abroutissement de petit Douglas
L’armillaire est un
champignon qui s’attaque aux racines des arbres ; les
aiguilles jaunissent puis se dessèchent. Le champignon est décelable
par la présence au niveau du collet d’un mycélium blanc. Sur le douglas
il ne touche que les arbres affaiblis.
Le forme se rencontre
aussi sur le douglas où il provoque des altérations sous la forme de
début de pourriture du cœur. Lors des éclaircies on doit traiter les
souches coupées avec de l’urée.
Le douglas est
également sensible au vent si sa sylviculture n’est pas bonne comme
nous l’avons vu dans le paragraphe 36.
|
Maladie |
Tipe
de Parasite |
Fréquence |
Détection |
Traitement |
|
Rouille
suisse |
Champignon |
** |
Sur
la face inférieure des aiguilles on trouve un brunissement |
Fertilisation
du sol |
|
Armillaire |
Champignon |
* |
Aiguilles
jaunissent puis se dessèchent |
Rien |
|
Fomese |
Champignon |
* |
A la
coupe de l’arbre on voit des taches noires sur le bois |
Urée
sur la souche couper pour éviter la propagation |
|
Abrutissement |
Cerf
et Chevreuil |
*** |
Blessures
sur les tiges des jeunes plantations |
Fegol,
répulsif |
|
Hylobe |
Insectes |
** |
Morsures
sur l’écorce des jeunes plants |
Traitement
préventif |
|
Vers
blanc |
Insectes |
** |
Consommation
des radicelles |
Travaillez
le sol l’année qui précède la plantation |
|
Chermés |
Insectes |
* |
Déformation
des aiguilles |
Ne
justifient pas de traitement curatif |
|
Grêle,
foudre |
Climat |
* |
Abrutissement
du tronc et cassage des branches |
Rien |
Pour savoir quand
intervenir il faut raisonner selon deux points : le
pourcentage de fermeture du peuplement et la hauteur dominante du
peuplement. Ce dernier point varie selon la station et la fertilité du
sol. Si l’on a une faible densité de plantation (700 à 900 tiges/Ha).
De manière générale,
le douglas à été planté 3X3 mètres et il reste avant la première
éclaircie entre 900 à 1000 tiges par Ha. Pour ce type de peuplement il
faut intervenir nettement plus tôt que pour ceux à faible densité, en
moyenne entre 14 et 16 mètres.
Le choix de
l’intervalle de cloisonnement sera fonction du peuplement. Si l’on est
en présence d’un peuplement stable, de hauteur et de diamètre régulier,
on a tout intérêt à pratiquer un cloisonnement une ligne sur trois.
Mais si le peuplement n’est pas stable il faut faire une ligne sur
cinq.
Dans beaucoup de cas,
c’est l’éclaircie intermédiaire, on va approcher les 400 tiges pas Ha.
On va intervenir autour d’un facteur d’espacement de 23%.
Pour cette éclaircie on va approcher les 250 tiges (peuplement final). Elle se fait quand les arbres ont une hauteur de 28 mètres.
Les grands espacements
permettent le passage d’une grue et d’une tête de bûcheronnage de forte
capacité sans risque de blessures pour les arbres restants. Par contre,
en cas d’éclaircie sélective avec cloisonnement, la grande distance
entre lignes impose rapidement des grues de longue portée (au moins 6
mètres). Pour se qui est du diamètre abattable les machines peuvent
couper les diamètres de 70 cm. Mais il faut savoir que ces grosses
machines ne sont pas adaptées au travail en éclaircie. Elles sont trop
larges. Pour permettre de soulever un douglas de 25 cm de diamètre à
1,30 mètres pèse environ 500 kg. Pour le manipuler une telle masse, la
machine de bûcheronnage a besoin d’un bras ou d’une grue puissante.
Les éclaircies de
douglas sont parfaitement mécanisables à condition d’opter pour des
machines de bûcheronnage dotées d’une tête puissante et robuste. On
peux voir les machines de bûcheronnage couper jusqu’à 150 mètre cube
par jour.
Pour permettre de
cuber les bois sur pied l’AFOCEL a créé un tarif applicable pour le
douglas de France. Un tarif de cubage est obtenu à partir de mesures
réelles sur un grand nombre d’arbres, puis le calcul, par des moyens
mathématiques appropriés, d’une équation qui représentera le mieux
l’ensemble des cubages réalisés. Un tarif de cubage doit être
accompagné de son domaine de validité.
Précisons aussi la
notion de découpe : la découpe est le diamètre minimum au-delà
duquel le volume n’est plus compté et auquel le bûcheron découpe le
bois cela vari de 18 à 7 cm de diamètre.
|
|
|
|
|
|
Douglas découpe
18 cm FB |
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|
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|
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|
|
Haut. |
10 |
11 |
12 |
13 |
14 |
15 |
16 |
17 |
18 |
19 |
20 |
21 |
22 |
23 |
24 |
|
Diam. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
18 |
|
41 |
42 |
43 |
44 |
45 |
46 |
47 |
48 |
49 |
50 |
51 |
52 |
53 |
|
|
|
19 |
|
58 |
62 |
65 |
69 |
72 |
76 |
80 |
83 |
87 |
90 |
94 |
98 |
101 |
|
|
|
20 |
|
75 |
81 |
87 |
93 |
100 |
106 |
112 |
118 |
124 |
130 |
136 |
142 |
148 |
|
|
|
21 |
|
92 |
100 |
109 |
118 |
126 |
135 |
143 |
152 |
160 |
169 |
177 |
186 |
194 |
|
|
|
22 |
|
|
|
130 |
141 |
152 |
163 |
174 |
185 |
196 |
207 |
218 |
229 |
240 |
251 |
|
|
23 |
|
|
|
151 |
165 |
178 |
191 |
205 |
218 |
231 |
245 |
258 |
272 |
285 |
298 |
|
|
24 |
|
|
|
172 |
187 |
203 |
219 |
235 |
251 |
266 |
282 |
298 |
313 |
329 |
345 |
361 |
|
25 |
|
|
|
|
|
|
246 |
264 |
282 |
300 |
319 |
337 |
355 |
373 |
391 |
409 |
|
26 |
|
|
|
|
|
|
273 |
293 |
314 |
334 |
355 |
375 |
395 |
416 |
436 |
457 |
|
27 |
|
|
|
|
|
|
|
322 |
345 |
367 |
390 |
413 |
435 |
458 |
481 |
503 |
|
28 |
|
|
|
|
|
|
|
350 |
375 |
400 |
425 |
450 |
475 |
500 |
525 |
549 |
|
29 |
|
|
|
|
|
|
|
378 |
405 |
432 |
459 |
486 |
513 |
540 |
568 |
595 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
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V18
en dm3 sur écorce |
|||
|
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|
|
|
|
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|
Diam. à 1,30 m
en cm |
|||
|
|
|
|
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|
|
|
|
|
|
|
|
|
Haut. Totale en
m |
|||
Cubage
Derrière ce terme
général de production, nous distinguerons trois types de données
statistiques : les volumes sur pied, la production, les
volumes effectivement récoltés.
Les volumes sur pied.
Ils sont donnés bois fort (découpe 7 cm). La France compte plus de 45
millions de m3 sur pied.
Le douglas en
Auvergne : avec une surface de 44 750 Ha en 1995,
l’auvergne possède 13,5% de la surface totale française, ce qui la
place au troisième rang. Dans cette région, l’épicéa et le sapin
tiennent une grande place. Le douglas est arrivé dans les années 50.
Plus de 97% des plantations ont moins de 40 ans. Le FFN a largement
contribué à la plantation avec 10 246 ha reboisés dans les 10
dernières années de son existence. On peut noter que 25% des
reboisements on été faits sans aide (13 656 Ha). Les volumes
sur pied sont de 4,9 millions de M3. La
production annuelle est de l’ordre de 449 400 M3 par an.
Le douglas en
Midi-Pyrénées : La région Midi-Pyrénées possède
35 893 Ha de douglas. Cela la place à la cinquième place
nationale. On constate que les peuplements de douglas sont très
jeunes : 98,7% ont moins de 40 ans. Ici le douglas est très
loin de couvrir l’ensemble de la région. On le trouve aux frontières de
l’Aveyron et du Tarn. De 1984 à 1993, la région a reboisé
3 084 Ha avec l’aide du FFN. Le rapprochement avec la tranche
d’age 0-9 ans (3 666 Ha) indique que 16% des boisements de
douglas se feraient sans l’aide du FFN. La région est au 5 rang avec un
peu plus de 3,7 millions de M3 sur pied. On a
une forêt qui produit 360 000 M3 par an. Quand à la récolte
elle est en moyenne de plus de 78 000 M3/an dont 51% de bois
d’industrie. Quant aux éclaircies, elles seraient assez bien
développées, y compris l’éclaircie une ligne sur 3 pour la première.
Le douglas en
Rhône-Alpes : avec ses 41 000 Ha, la région est la
quatrième de France. On note, malgré quelques plantations âgés, de 95% des peuplements ont
moins de 40 ans. On peut voir que le douglas est très présent dans
l’ouest du Rhône, l’est et l’Ouest de la Loire et le Nord de l’Ardèche.
Mais il est quasi anegnotique
ailleurs. Sur les dix dernières années, la région Rhône-Alpes a reboisé
5 312 Ha avec l’aide du FFN. Comme la tranche d’âge 0-9 ans
compte 9 134 Ha. C’est 42% des boisements de douglas qui se
fermaient sans l’aide FFN. On peut noter que 96% du volume est présent
dans le Rhône, le Loire et Ardèche. La région est au second rang pour
les volumes sur pied, ce qui traduit bien une forêt plus âgée. Le Rhône
devient d’ailleurs le second avec un volume moyen a l’hectare de 217 M3. on retrouve la même tendance avec
les récoltes. Sur les quelques 160 000 M3 récoltes en moyenne
chaque année depuis cinq ans, il n’y en a que 10% en bois d’industrie
dont la récolte plafonne depuis dix ans. On peut noter que la région
est riche en peuplement âgés et dans de gros bois.

Douglas du mont du beaujolais
Le douglas en
Limousin : Avec 54 709 Ha, en limousin est la seconde
région de France, juste après la Bourgogne. La encore la douglaseais est jeune, avec 95%
des peuplements qui ont moins de 40 ans. Mais il existe quelques
peuplements âgés, notamment en Corrèze et en Haute Vienne, le bouquet
de vieux Douglas de bord. Parmi les plus anciens de France. On peut se
rendre compte que le douglas est omniprésent en Limousin. Les
reboisements en douglas se sont maintenus à un rythme élevé jusqu'à une
époque très récente, et cela sur les trois départements. La creuse est
particulièrement concernée et c’est le seul département de France à
avoir la plus grande surface dans la tranche d’âge 0-4 ans. Au cours
des dix dernières années, 9 250 Ha ont été reboisés en douglas
avec l’aide du FFN. Observons encore que si l’on compare la surface de
la tranche 0-9 ans à celle de l’aide FFN pour la même période, on peut
en conclure que 44% des reboisements se feraient sans l’aide du FFN en
région Limousin, ce qui est très important.
Petit cône de douglas.
7. Economie et
emplois crées par le douglas
Nous
allons voir quelle est la rentabilité que l’on peut avoir sur une
plantation de douglas. Pour cela, nous avons besoin de connaître d’une
part les coûts de production, et d’autre part les recettes.
Prenons l’exemple
d’une coupe rase de taillis et défrichement de celle-ci à la pelle
mécanique. Puis d’une plantation manuelle de plant A de douglas en 2+3.
On compte 3 entretiens manuels sur les lignes et un regarni de 10% des
plants. Par la suite on effectue un élagage à 2 mètres sur tous les
plants (sauf une ligne sur 5). Puis on l’élague à 6 mètres 300 tiges. A
cela s’ajoute les impôts fonciers que l’on paye à partir de la 31èms
année (on va donc les payer pendent 20 ans). A cela il faut enlever les
subventions (si parcelle de plus de 1Ha) environ 50% du devis. On peut
résumer cela dans un tableau :
|
Nature des dépenses |
Année |
€ par Ha |
|
Achat du terrain |
0 |
1000 |
|
Andenage des rémanent |
0 |
850 |
|
Plantation (1100
tiges/ha) |
0 |
850 |
|
Regarnis (10%) |
1 |
100 |
|
Dégagement (pendent 3
ans) |
4 |
800 |
|
Elagage à 2M |
13 |
450 |
|
Elagage à 6M |
16 |
900 |
|
Impôt foncier (30€/an) |
31 |
600 |
|
TOTAL général |
|
5550 |
|
Moin prime de l’état |
1800 |
|
|
Totaux Sur 50 ans |
3750 |
Pour faire ce tableau,
je me suis basé sur le prix qui est pratiqué par les entrepreneurs du monts du Beaujolais.
Si notre terrain est
boisé en taillis, la coupe du bois va rapporter de l’argent. Le taillis
en 2 mètres bord de route peut se vendre environ 20 à 23 €/S. on dois
payer le bûcheron 10 €/S et le débardeur 5€/S. Il nous reste donc 5€ et
sur une parcelle de 1 Ha on peut environ retirer 150 stères.
Les
recettes sont uniquement celles de la coupe de bois. Nous allons
découper les ventes de bois en 4 coupes.
La deuxième coupe enlève souvent de la petite
grume. On en prélève environ 100 M3 par ha. On peux se voir payer 15
€/M3. La coupe rapporte donc 1500 €/Ha.
La troisième coupe ou l’on prélève environ 100
M3 de bois de taille moyenne (environ 0,8 M3 de moyenne) rapporte 30
€/M3. Soit 3000 € par Ha.
La coupe finale va enlever environ 400 M3 par Ha. Les bois font
environ 1,5 M3 de moyenne. On peut les vendre environ 53 €/M3. Soit
21 200 € par Ha.
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Nature
des recettes |
Année |
€
par Ha |
|
Coupe 1 |
20 |
150 |
|
Coupe 2 |
26 |
1 500 |
|
Coupe 3 |
32 |
3 000 |
|
Coupe finale |
50 |
21 200 |
|
Total
recettes |
|
25
850 |
On peut donc conclure
que d’unvestir dans le
douglas à l’heure actuelle rapporte 13,8% de la somme investie au
départ (3750 €) par an. Cela est un placement à long terme qui entraîne
de nombreux risques comme par exemple les tempêtes, on bien encore les
incendies. A cela peut s’ajouter un risque de dévaluation des bois de
douglas comme on la vu sur le sapin c’est 20 dernières années.
Aujourd’hui le douglas est créateur d’emplois
en France, mais il est aussi positif sur la balance du commerce
extérieur.
Le douglas est créateur d’emplois en France.
Pour l’illustré nous allons prendre l’exemple de la région du Limousin.
Cet échéancier tien compte des coupes de douglas jusque’en 2015 et les réactions
sur l’emploi de sylviculteur et sur les exploitations forestières.
Création d’emplois dans les forêts Limousines
|
|
Chiffre réel |
Chiffre réel |
Prévision |
Prévision |
|
|
1995 |
2000 |
2005 |
2010 |
||
|
Douglas |
Sylviculture |
84 |
96 |
105 |
109 |
|
Ex. Forestière |
312 |
328 |
482 |
415 |
|
|
Taillis |
Ex. Forestière |
3 |
3 |
8 |
20 |
A ces emplois créés au
stade de la forêt, il faut ajouter ceux qui seront générés par la
première transformation :
Création d’emplois dans les scieries Limousines
|
|
Chiffre réel |
Chiffre réel |
Prévision |
Prévision |
|
Périodes |
1995 |
2000 |
2005 |
2010 |
|
Création d’emplois |
68 |
130 |
249 |
250 |
On peut donc conclure
en disant que pour la région du Limousin on aura une création de 750
emplois d’ici 2015. On ne prend pas en compte la deuxième
transformation qui elle, est bien plus demandeuse de main d’oeuvre.
Si l’on ramène au niveau national, on peut
trouver 4 400 emplois pour 2015.
Aujourd’hui
le douglas est surtout utilisé dans le bâtiment. Depuis fort longtemps,
la France est importatrice de sciages résineux : en effet,
notre forêt est à dominance feuillue, environ les deux tiers en surface
et le tiers restant en résineux n’est pas toujours très productif, ou
d’exploitation difficile, en particulier en zone de montagne ou sont
situés beaucoup de nos pins, sapin et autre épicéas ; pourtant
nos besoins en sciages résineux sont importants, notamment pour la
construction.

Pour redresser la balance le douglas présente 2 avantages majeurs : il est très productif et il a été beaucoup utilisé dans les boisements de bterres délaissées, surtout en zone de plaine et de moyenne montagne, là ou les conditions d’exploitation posent rarement de gros problèmes. Autrement dit la production française du douglas, en particulier celle obtenue depuis la création du FFN en 1946, devrait maintenant arriver très vite sur le marché.
Les cernes
d’accroissement sont généralement larges ; elles peuvent
dépasser 10 mm, surtout dans le jeune âge. La moyenne française se
situe actuellement vers 4 mm pour des arbres âgés de 30 ans et plus.
Les cernes du douglas sont toujours très apparents. En effet, la
texture est élevée, même avec de forts accroissements, et varie entre
30 et 45%. Le bois d’été est fréquemment dédoublé.
Le duramen, rose
saumoné dans le bois de printemps et brun orangé dans le bois d’été, se
distingue nettement de l’aubier jaune brun. Le pourcentage d’aubier
varie en fonction de l’âge des arbres et de la hauteur.
Le pourcentage
d’écorce en volume est compris selon les classes de diamètre entre 15
et 17% à hauteur de 1,3 mètre, et diminue jusqu’a environ 13%, vers les
8 m, hauteur vers laquelle le pourcentage tend à se stabiliser.
La densité, rapport de
la masse andydrie d’une
pièce de bois sur son volume à l’état saturé, est de l’ordre de 400 g/dm3.
Sur une mesure moyenne réalisée à l’usine de Tarascon la densité
moyenne est de 425 g/dm3.
Le retrait sur le
douglas est de l’ordre de 14% (à 10% d’humidité). Il est comparable à
celui des pins, épicéas et sapins.
Propriété mécanique du bois
|
Essence |
Flexion
(g/dm3) |
Rupture
(N/mm2) |
Chute
d’une masse de 1,5 kg |
Fendage |
|
Douglas |
410 |
91 |
0,69 |
9,5 |
|
Epicéa |
330 |
66 |
0,51 |
8,4 |
|
Grandis |
300 |
57 |
0,43 |
6 |
Le
tableau récapitule quelques ordres de grandeur des propriétés
mécaniques du douglas en comparaison avec d’autres résineux.
L’utilisation en
charpente est le principal débouché du douglas, y compris pour les
arbres d’éclaircie. Les excellentes propriétés mécaniques des bois de
douglas, équivalentes ou supérieures à celles des autres résineux.
Enfin le douglas est une essence qui se prête bien à la fabrication de
charpente lamellé collée.

Sciage de Douglas
La bonne durabilité du
bois de douglas lui offre un débouché important pour les menuiseries
extérieures. Il est également très apprécié en menuiserie intérieure.
Il est également utilisé pour faire des bois rond (poteaux EDF,
barrière de sécurité).
Le contreplaqué est
encore peu répandu, car les billes de qualité suffisante sont rares
(trop de nœuds).
Le bois de première
éclaircie, comme les sous produits de la première transformation est
souvent utilisé pour la trituration. Pour ce qui est des qualités
papeteries de ce bois couramment utilise dans la fabrication des pâtes
chimique.
Le lycée de Grésivaudan, dans l'Isère, est un bel
exemple de construction mixte : la
structure poteaux-poutres
en bois des 2 niveaux supérieurs repose
sur un socle minéral constitué par le rez-de-chaussée en
béton armé. Un équilibre qui facilite la
régulation thermique du bâtiment.
Grâce
notamment à une structure compacte et à des matériaux choisis avec
soin, le
bâtiment lycée répond aux exigences de Haute Qualité Environnementale
du cahier des charges. Le bois permet en particulier de
réaliser une
meilleure isolation car il est facile de renforcer les
épaisseurs d'isolant entre les éléments de structure. Par la simplicité
des solutions mises en ouvre, ce bâtiment rappelle aussi qu'une
démarche environnementale peut être synonyme d'économies.
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|
|
lycée
de Grésivaudan |
Merle
(Corrèze) |
Long de plus
de 57 mètres, le pont de Merle franchit
l'étroite vallée de la Maronne, en Corrèze. Le franchissement s'opère
par la mise en ouvre de six multibéquilles
d'appui, constituées chacune de cinq poutres à section en T, et
reposant sur des socles en béton armé ancrés sur les versants de la
vallée. La disposition en double Z inversé des béquilles confère une
stabilité dynamique à
la structure. L'ensemble de l'ouvrage est réalisé en
lamellé-collé de Douglas, recouvert d'une
lasure opaque qui protège le bois des rayonnements ultraviolets et
réduit les échanges hygrothermiques. Un pont qui réunit deux rives,
mais également la charpenterie traditionnelle et les techniques les
plus récentes.

Exemple de sciage
Conclusion
Le douglas est
originaire de la côte Ouest de l’Amérique de Nord, il a été introduit
en France à partir de la moitié du 19ème siècle,
mais il s’y est développé surtout depuis les années 50 grâce au FFN.
Aujourd’hui il couvre 390 000 ha en majorité dans le grand
Massif Central.
Les créations de
peuplements artificiels sont maintenant bien connues. A l’instar du
peuplier chez les feuillus. Le douglas réagit fortement à toutes les
interventions de culture ou de coupe.
Le bois de douglas est
aujourd’hui bien reconnu des scieries françaises même s’il n’atteint
pas la qualité qu’il a dans son aire d’origine.
L’une des principales qualités est sa grande productivité : c’est sans doute ce qui a fait son succès auprès des reboiseurs. Dès son jeune âge, sa croissance est excellente, et exprimée en m3/ha/an, sa production est la meilleure des essences résineuses.
Le douglas AFOCEL 1998
Le douglas en France AFOCEL
2004
Flore forestière
Française
ENGREF 2001

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